Pourquoi ne pas recourir à la vidéoprotection ? PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 30 Janvier 2010 18:54
logo-sudouestComment dissiper ce sentiment d'insécurité ? La vidéoprotection ? Le député Jean-Paul Garraud réclame, comme lors de sa campagne pour les dernières municipales, sa mise en place d'urgence. « Parce que, partout où les caméras ont été installées, on constate une nette diminution de la délinquance : la dissuasion est effective, et l'identification des auteurs certaine », assure-t-il. « Il est incompréhensible et déplorable, ajoute-t-il, que Libourne n'ait pas encore décidé de l'installation de ce dispositif sécurisant pour nos concitoyens et respectueux des libertés publiques. D'autant plus, précise-t-il, qu'en qualité de député, j'avais proposé un financement que je pouvais à l'époque obtenir par le ministre de l'Intérieur. Il appartient maintenant au maire, assure-t-il, de prendre une décision. Rapidement. »


Philippe Buisson, adjoint en charge de la tranquillité, relève pour sa part qu'il ne sert à rien, aux yeux des chiffres communiqués par la police, d'agiter l'épouvantail de l'insécurité, « qui ne fait que dégager des relents d'électoralisme malsain ».

Il précise que la Ville, avec sa propre police, en liaison avec la police nationale, prend toute sa part en matière de lutte contre l'insécurité. Et qu'elle réfléchit effectivement à la mise en place de ce dispositif dans les endroits les plus sensibles, avec une utilisation des images bien encadrée. Sans balayer donc le principe de la vidéoprotection d'un revers de main, il estime cependant que celle-ci ne constitue pas une panacée.

« Il s'agit d'un outil, qui, bien utilisé, peut contribuer à diminuer le sentiment d'insécurité. Rien cependant ne remplacera la présence humaine des policiers, sur le terrain », estime-t-il en regrettant la disparition de la police de proximité.

 
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