Les Vœux de jean-Paul GARRAUD, Vice-président de l’UMP et Député de la Gironde PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 15 Janvier 2010 13:02
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Grande soirée à la salle des fêtes de Libourne le 14 janvier !

Devant plus de 500 personnes, Alain Juppé et Jean-Paul Garraud, accompagnés par le Sénateur Gérard César, le secrétaire départemental de l'UMP, Nicolas Florian, le délégué de circonscription, Rodolphe Guyot, ont dénoncé les mensonges de la Gauche sur les réformes gouvernementales et fait état de la réalité de la situation tant économique que politique.

Auparavant, Alain Juppé, au cours de trois réunions successives et après plusieurs visites surprise de commerces du centre ville, a rencontré l'association des commerçants libournais, les jeunes de l'UMP et les jeunes actifs, ainsi que de très nombreux élus de la circonscription de jean-paul Garraud.

D'une façon directe et très décontractée, Alain Juppé et Jean-Paul Garraud ont ainsi rencontré et échangé avec plus de 700 personnes au cours de ces quelques heures passées à Libourne. Un excellent début d'année, très prometteur !

Le discours de Jean-Paul GARRAUD à la salle des fêtes de Libourne

 

 Mes chers amis,

galette-200-02J'ai le grand plaisir de vous retrouver ce soir à l'occasion de notre réunion traditionnelle de vœux de l'UMP. C'est un moment privilégié pour notre mouvement qui, cette année, est cependant marqué par un contexte particulier.

Nous nous sentons, en effet, totalement concernés par les événements dramatiques, la catastrophe survenue à Haïti, à Port au Prince surtout, et par les milliers de morts, les centaines de milliers de blessés et de sinistrés provoqués par ce terrible séisme. La France est proche de ce pays qui parle notre langue et avec lequel nous avons une longue histoire commune. Nous pensons ce soir à ce peuple durement touché, déjà en proie à la misère.

Contexte également très particulier avec la subite et récente disparition d'un de nos compagnons les plus emblématiques : Philippe Seguin à qui nous pensons aussi beaucoup ce soir et à qui un hommage national poignant et unanime a été rendu, à commencer par celui prononcé aux invalides par le Président de la République et à l'Assemblée nationale par un Premier Ministre terriblement ému.

Cette Cour des Invalides où je me trouvais pour d'autres obsèques nationales, celles de Maurice Druon, disparu le 14 avril dernier, et pour qui j'avais une grande affection.

Nous nous souvenons tous des moments exceptionnels que nous avons partagés ensemble, dans cette même salle, au cours des dernières élections législatives.

 

galette-2010-01Nous nous souvenons tous de cette voix, de cette allure, du panache et de l'intelligence de ce grand français, grand soldat et grand écrivain, auteur du chant des partisans et des Rois maudits dont le nom aurait du être donné par la municipalité au collège récemment inauguré à Libourne...

Je pense aussi ce soir à Nills Abel, figure marquante de la vie libournaise, emporté brutalement par la maladie et avec qui j'avais beaucoup d'amitié. Nous avions souvent combattu ensemble au service des mêmes idées.

Je pense également à nos amis qui ont perdu des êtres chers et à ceux qui sont cloués au fond de leur lit d'hôpital, qui souffrent et qui souhaitaient être des nôtres ce soir.

Nous avons partagé ensemble des moments de bonheur, ce soir nous partageons leur douleur.

 

SOIREE-14 JANVIER-003Mais la vie est ainsi faite et ces événements si tristes soient ils, que nous ne pouvons empêcher, ne doivent pas nous déprimer.

Nos amis disparus nous demanderaient, j'en suis certain, de réagir et d'aller de l'avant.

C'est ce que nous ferons ce soir !

J'ai, tout d'abord, de nombreux remerciements à adresser :

A vous tous, qui, par votre fidèle présence, démontrent une fois de plus, votre intérêt pour la politique de notre pays et mes remerciements sont en particulier adressés aux conseillers généraux, aux maires et aux nombreux élus ici présents.

A tous ceux qui m'entourent, qui me soutiennent, qui me supportent dans mes actions de Député.

A ceux (et celles) qui ont préparé cette soirée, fort bien décoré cette salle.

Remerciements également à Gérard César, mon vieux complice

Et à Alain Juppé, dont la présence ici ce soir me touche infiniment.

Cher Alain, lorsque j'ai souhaité me lancer dans cette aventure politique début 2002, tu es le premier que j'ai rencontré.

Tu m'as aidé et soutenu.

Ce soir, 8 ans plus tard, tu es là.

Dans l'environnement politique hostile que nous connaissons en Gironde et en particulier, ici, en Libournais et pays foyen, ton soutien est un signe fort d'encouragement pour nous tous et moi en particulier. J'y suis très sensible.

 

SOIREE-14 JANVIER-004L'action politique repose sur des engagements, des convictions, un investissement personnel sans faille.

Arrivé à la moitié de mon second mandat, je suis naturellement amené à réfléchir au bilan, à tracer les futures actions et à vous faire part de mon sentiment sur la situation actuelle.

Je sais que nombre de nos concitoyens sont septiques et, en gros, n'ont pas le moral

Mais, Sauf à nier l'évidence, j'ai la conviction que face à l'ampleur de la crise internationale, nous nous en sortons plutôt mieux que les autres.

Face à la désinformation de la gauche, je souhaite ce soir donner les vraies informations, les vrais chiffres.

Ce sera mon thème récurrent de ce soir : Non aux mensonges de la gauche, non au catastrophisme et au marasme, non aux oiseaux de malheur et à ceux qui veulent surtout que rien ne bouge, non aux conservateurs de tous poils qui ne souhaitent qu'une chose : Créer un climat délétère en France et récupérer le pouvoir quand tout ira mal.

Alors qu'en est-il ?

Sujet majeur pour les français : Notre économie

Certes, nous avons du chômage, c'est le point le plus difficile : Depuis mai 2007, augmentation de 23% du chômage mais, il a doublé aux USA, doublé en Espagne, doublé au royaume uni et, d'une façon générale, augmenté de 35% dans la zone euro.

Notre économie a reculé en 2009 mais beaucoup moins que dans ces mêmes pays et beaucoup moins qu'en Allemagne et en Italie.

Pourquoi ? Parce que nous avons pris les bonnes décisions au bon moment :

Le sauvetage des banques alors que Nicolas Sarkozy était fort heureusement Président de l'Union Européenne, était absolument primordial.

Si la moindre banque avait fait faillite, c'est tout le système qui s'écroulait.

Au lieu de cela, l'argent prêté au banques, fourni aujourd'hui des intérêts : Sur 20 Milliards d'€ prêtés, 13 sont déjà remboursés et les intérêts ont déjà rapporté 2,2 milliards.

Tous les grands établissements bancaires comme BNP Paribas, Société Générale, Crédit mutuel, Crédit agricole ont déjà remboursé intégralement avec intérêts l'Etat.

Eviter la faillite des banques, cela signifie aussi qu'aucun Français n'a perdu ses économies placées sur les comptes bancaires

Cela signifie également qu'aucun contribuable français n'a versé un centime pour ce plan de sauvetage.

Au-delà de ce plan de sauvetage, a été mis en place un large plan de relance : 1000 projets d'importance financés par l'Etat pour relancer l'activité, soutenir l'emploi, relancer l'investissement, éviter la fuite des capitaux : La politique des grands travaux, avoir de l'ambition au moment où tout le monde a peur, il fallait oser !

Et le soutien à des secteurs clefs ? L'automobile ? La prime à la casse a bénéficié à 500 000 véhicules, les ventes de voitures neuves progressent régulièrement depuis plusieurs mois : Sur un an : progression générale de 50% et même 65,5% pour PSA.

Soutenir l'économie, c'est aussi soutenir activement les PME, le commerce et l'artisanat. C'est là que la richesse se créée.

Les socialistes n'ont toujours pas compris cette évidence : le partage de la richesse, la solidarité ne sont possibles que si nous en avons les moyens. Soutenir l'entreprise et l'esprit d'entreprendre, c'est quand même plus intéressant que de multiplier les impôts, les structures administratives où on souhaite se caser pour la sécurité de l'emploi!

Et bien, pour la petite et très petite entreprise, c'est, par exemple, la mesure « zéro charge » qui a bénéficié à 650 000 jeunes travailleurs : Pas de charge sociale pour l'employeur lors de l'embauche d'un jeune.

Pour soutenir l'économie, ce sont aussi de nombreuses autres mesures :

le choix du refus d'augmenter l'impôt sur le revenu, le bouclier fiscal à 50% de ces revenus qui évite à n'importe quel français , y compris les plus modestes, de reverser à l'Etat en impôt direct plus de 50% de ses revenus, la mise en place du revenu de solidarité active pour encourager à prendre un petit boulot plutôt que de rester dans l'assistanat, la lutte contre les niches fiscales, totalement maintenues par les socialistes lorsqu'ils étaient au pouvoir, afin de mettre fin à des situations inadmissibles où certains ne payaient pas l'impôt malgré l'importance de leurs revenus etc....

Soutenir l'économie, c'est également le grand emprunt ! Alain Juppé et Michel Rocard ont rendu au Président de la République leur rapport et ce sera très intéressant d'avoir dans quelques minutes le sentiment d'un de ses auteurs !

 

SOIREE-14 JANVIER-005Soutenir l'économie et l'entreprise, c'est aussi...supprimer la taxe professionnelle !!

Le sujet est évidemment délicat puisqu'il est étroitement lié au financement des collectivités locales et donc à la réforme territoriale.

Avant de se poser de légitimes questions, ne devrait-on pas saluer tout d'abord les effets extrêmement positifs de cette suppression, voulue par tous depuis 30 ans, y compris François Mitterrand, mais réalisée par personne !

La taxe professionnelle taxait les investissements, c'est-à-dire que le prélèvement intervenait avant même la création d'emploi et de richesse.

C'était donc une taxe anti emploi et anti croissance. Un impôt unique au monde, un impôt imbécile, stupide, un handicap considérable pour la France dans la compétition internationale, une source renouvelée de délocalisations....

La suppression, dés le 1er janvier dernier, de la partie investissement de la taxe professionnelle entraîne un allégement de 12 milliards d'€ pour les entreprises en 2010 ! Et tous les secteurs d'activité et toutes les catégories d'entreprises seront gagnants, grandes comme petites !

La taxe professionnelle sera remplacée par un impôt beaucoup plus intelligent (ce ne sera pas difficile) : la contribution économique territoriale qui ne portera plus sur l'investissement mais sur le foncier et la valeur ajoutée (les bénéfices) des entreprises.

Cet allégement de charges pour toutes les entreprises, qui sera de 6 milliards d'€ par an en rythme de croisière, EST CAPITAL pour notre économie, nos emplois, le succès de nos produits dans la concurrence internationale et je souhaiterais vraiment que certains vecteurs forts comme le MEDEF et les chambres de commerce puissent encore mieux relayer les bienfaits de cette mesure qui, ajoutée aux autres, ne peut que redonner le moral aux employeurs et aux salariés et à l'ensemble des Français.

Alors, reste les inquiétudes des élus, alimentées régulièrement par ceux qui tiennent les collectivités locales de gauche et qui n'hésitent pas à se servir de la communication institutionnelle des collectivités pour faire passer, en toute illégalité, leur message mensonger.

S'il est vrai que la première mouture du projet était problématique, et Alain Juppé, dans son expertise, a eu raison de la dénoncer et de proposer des améliorations, la situation actuelle est sans ambiguïté :

La contribution économique territoriale, qui portera sur le foncier et la valeur ajoutée des entreprises, maintiendra le lien territorial indispensable entre l'entreprise et la collectivité : En clair, chaque collectivité pourra toujours mener une politique attractive pour les entreprises.

La compensation financière, pour la collectivité, sera intégrale : s'y ajouteront le transfert de recettes fiscales aujourd'hui perçues par l'Etat, une imposition forfaitaire sur les entreprises dites de réseau (télécom, énergie, ferroviaire), la création de trois fonds de garantie de ressources (un par niveau de collectivité locale), une double clause de revoyure en juin 2010 et fin 2010 pour procéder aux ajustements qui seraient nécessaire,

Et, enfin, n'oublions pas que les collectivités bénéficieront de la croissance supplémentaire des entreprises situées sur leur territoire grâce à la suppression de la taxe professionnelle.

Donc, il n'est pas question de perte de l'autonomie financière des collectivités locales, il n'est pas question de faire supporter par les ménages la compensation de la taxe professionnelle !!!

Et, bien entendu, il n'est pas question de recentralisation !

Qu'en est-il de la réforme territoriale ? A ce sujet aussi, on entend tout et son contraire.

Il faut partir de constats simples et de bon sens. La France est sur administrées, le mille feuilles des structures et des compétences enchevêtrées est indigeste, couteux, inefficace. Nous le savons tous et même nos adversaires, en petit comité, le reconnaissent.

Ces réformes de structures sont donc indispensables !

Comment peut-on tolérer qu'au moment même où l'Etat fait des efforts pour maitriser les dépenses publiques, les régions socialistes augmentent les effectifs en moyenne de 36000 fonctionnaires territoriaux par an, distribuent des subventions importantes à leurs associations amies, augmentent considérablement les impôts et la dette en délaissant les investissements, se servent de la communication institutionnelle pour faire leur propre promotion et nous assènent, en prime, des leçons de morale...

Il faut mettre fin à ce gâchis, simplifier, rationnaliser, supprimer en reconstruisant à partir de deux piliers : le pilier communal qui réunit la commune et l'intercommunalité avec les mêmes élus et 2éme pilier, le pilier territorial avec la région et le département avec le même élu : le conseiller territorial.

Ce conseiller territorial qui siégera à la fois au département et à la région et le Maire qui siégera à la fois dans sa commune et son intercommunalité, seront donc les interlocuteurs privilégiés. De 6000 conseillers régionaux et départementaux, on passera à 3000. Croyez-moi, la réforme est populaire !

Nos concitoyens éliront au cours de la même élection leurs maires et délégués communautaires. Au cours d'une autre élection, ils éliront leurs conseillers territoriaux : plus que deux élections locales, Plus que deux interlocuteurs locaux : Le Maire et le conseiller territorial

Le Maire, et je le dis en particulier pour nos maires ruraux que l'on tente d'effrayer en leur disant qu'ils vont disparaître, est au centre du dispositif.

C'est la commune qui est l'institution la plus identifiée par nos concitoyens.

Seule la commune doit donc conserver la clause générale de compétence, la région et le département exerceront quant à eux des compétences spécialisées et pourront fort naturellement continuer à accompagner les communes, et en particulier rurale, dans leurs projets.

Avec des élus communs à la région et au département, ces institutions seront naturellement amenées à mutualiser leurs services, leurs personnels, leurs actions d'où des économies considérables et une efficacité de l'action publique retrouvée !

Plus de conflits de compétences, plus de dispersion des moyens, plus d'initiatives contradictoires.

Alors au moment où cette réforme est discutée au Parlement, au moment où des grands choix seront décidés après concertation par le gouvernement et le Parlement, M. Mitterrand, Maire de Libourne, Vice président du conseil général, président de la communauté de communes du ...libournais et ses amis, font le forcing pour créer le plus vite possible une nouvelle structure : la communauté d'agglomération.

La ficelle est grosse : ils veulent mettre en place la structure avant la mise en place de la réforme territoriale. Il vaut mieux prévenir que guérir, s'arranger entre amis, conforter sa position au cas où...

Et tout ceci avec de bons sentiments, certains arguments de fond que je partage d'ailleurs.

M. Mitterrand, il ne faut pas, une fois de plus, me faire passer pour ce que je ne suis pas : Je suis tout à fait favorable à la création d'une communauté d'agglomération mais pas maintenant, c'est évident !

 

Reprenez le point N°5 de mon programme aux dernières municipales :

 

SOIREE-14 JANVIER-006« LIBOURNE AU CENTRE D'UNE GRANDE COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION :

Créer une Communauté urbaine à la Libournaise par la fusion des diverses communautés de communes et la disparition du Pays du Libournais. Une seule structure en remplacement avec Libourne comme ville phare capable de fédérer les énergies, d'avoir la dimension et l'ambition de mener les grands projets sur l'emploi, l'habitat, la solidarité, le tourisme, la culture..., de réduire les coûts de fonctionnement, d'harmoniser, de contrôler et de diminuer la fiscalité locale. »

Et j'en reste persuadé.

Mais, si l'idée, que j'ai d'ailleurs été le premier à lancer, est bonne, son application doit nécessairement attendre que la réforme décidée démocratiquement au niveau national, se décline au niveau local.

Les circonscriptions législatives vont être redessinées, les conseillers généraux et régionaux vont fusionner en conseillers territoriaux, les cantons vont être redécoupés et agrandis, tout ceci dans la concertation et selon un calendrier bien défini.

Alors, il serait totalement absurde de créer aujourd'hui une structure qui demain pourrait se heurter à une nouvelle organisation du territoire qui, fort évidemment, respectera les bassins de vie !

Je m'élève contre ces déclarations encore récentes du Maire de Libourne qui opposent perfidement un soi disant charcutage électoral de droite et la détermination locale de bassin de vie sans aucune arrière pensée de la part des socialistes.

C'est ensemble que les futures délimitations seront étudiées et c'est au Parlement qu'il conviendra d'en décider pour une application en 2014, n'en déplaise au Conseil régional, au conseil général et à la commune de Libourne !

Et puis un dernier petit commentaire en forme de clin d'œil sur ce sujet : Il existe un bon prétexte pour certains de vouloir à tous prix et sans attendre, renforcer le bastion libournais.

D'une façon volontairement confidentielle pour mieux faire courir le bruit, dans l'ombre du pouvoir local socialiste certains orchestrent la rumeur : il serait urgent de nous renforcer car Bordeaux va nous dévorer, la métropole va nous annexer, la centralisation vers Bordeaux serait en marche.

Bref, cher Alain, tu serais responsable de tout et les socialistes de rien : l'agonie de cette ville qui, depuis Boulin, dépérit, te serait imputable car tu as su tellement rendre attractive Bordeaux que tu t'apprête à vider de sa substance la province libournaise !

La manœuvre est habile car elle permet à la fois d'attirer tous ceux qui finissent par y croire à force de l'entendre et également de renforcer les structures socialistes pour conserver ses positions et ses privilèges.

Là aussi, il faut dire la vérité.

 

Si les libournais , aussitôt le week-end ou les vacances arrivés, fuient la ville pour aller sur Bordeaux, Arcachon ou ailleurs, c'est tout simplement parce que cette ville n'est justement pas attractive, qu'elle est triste, qu'elle est coupée du monde, en particulier viticole, et qu'elle n'est pas, malgré son histoire, son patrimoine, ses rivières, sa localisation géographique, mise en valeur !

Alors , avant de rejeter la faute sur la métropole bordelaise qui, elle, a su grâce à Alain Juppé, se transformer et avant de vouloir créer une énième structure financée par le contribuable pour assoir son pouvoir local, il faudrait d'abord et avant tout réveiller cette ville et tout miser sur l'entreprise, le commerce, l'artisanat, le tourisme, la viticulture, le patrimoine !

Et puis, il ne faudrait surtout pas faire de cette magnifique caserne Lamarque, site du XVIIIème siècle, chargé d'histoire, où les régiments d'ancien régime et les dragons d'Empire, ont défilé un parking ou un grand luna-park avec manèges et autos tampon ! Il ne faudrait surtout pas la livrer aux promoteurs immobiliers !

Je le dis et je le répète, la reconversion de l'école de gendarmerie doit suivre trois lignes de force qui peuvent d'ailleurs se compléter : le respect du patrimoine du site, de la tradition et de l'histoire, c'est-à-dire la présence régalienne de l'Etat, d'une façon ou d'une autre. Le respect de l'aspect formation dans la suite de l'ENORSSA (école nationale des officiers de santé) et de l'école des sous-officiers de gendarmerie. La réactivation d'une dynamique et d'une économie locales par cette nouvelle activité, ces nouveaux personnels qui peuvent susciter l'intérêt bien au-delà justement du local.

Aux cotés du Maire de cette belle métropole bordelaise, j'affirme que Libourne, notre superbe campagne, nos charmants villages ont toute leurs places à prendre, Mais pas en opposition à Bordeaux mais avec Bordeaux.

Contrairement à ce que les Rousset, Madrelle et Mitterrand rabâchent, il n'est pas question de sacrifier la ruralité de notre pays et, en particulier de l'Aquitaine.

C'est exactement le contraire : les pôles de compétitivité, dont nous avons de grands exemples en Gironde, seront amplifiés, une nouvelle génération de pôle d'excellence rurale seront lancée, un plan d'actions en faveur des services publics en milieu rural concernant la santé, l'école, les services sociaux, les transports, les commerces, est en cours d'exécution, le haut débit fixe et mobile sera entièrement généralisé sur tout le territoire, et il n'est pas question de privatiser la poste et de supprimer des points de présence postale, bien au contraire !

La croissance démographique est maintenant plus forte en zone rurale qu'en zone urbaine, nous le savons bien.

Nos concitoyens, et les millions de touristes qui viennent dans notre pays, adorent nos provinces et nos villages à condition que les services de proximité soient présents.

C'est et ce sera de plus en plus le cas.

L'Etat investit massivement dans nos territoires pour développer la compétitivité, l'attractivité et l'activité des territoires ruraux et en valorisant la beauté de nos espaces naturels.

 

Les nombreux Maires et élus, ici présents, le savent : ils se sont bien rendu compte de cette évolution de plus en plus marquée de cette politique.

Quelle n'a pas été la surprise de quelques uns lorsqu'ils ont reçu, suite à mes interventions, d'importantes subventions pour leurs projets municipaux signées du Président de la République en personne !

Et dans mes actions de Député, il s'agira toujours d'une priorité pour l'avenir, vous le constaterez !

 

SOIREE-14 JANVIER-007Par les quelques sujets que j'ai évoqués, je tenais, vous l'avez compris, à réagir vivement face aux actions de sape que l'opposition mène à l'encontre de notre politique.

Ces actions sont évidemment confortées par cette « cohabitation verticale » que je dénonce depuis des années.

Nous avons connu le gâchis du à la « cohabitation horizontale » entre un Président issu d'une majorité et une Assemblée et un gouvernement issus d'une autre.

Cela a été réglé par la quasi simultanéité des élections présidentielle et législative : En élisant le Président et les députés presque en même temps, on a réussi à avoir une cohérence dans le vote et donc une même majorité présidentielle et parlementaire. On peut donc, au niveau national, gouverner et voter les réformes.

Mais, au niveau des collectivités locales, ce n'est pas du tout pareil.

Les élections intermédiaires, qui sont, en général, des élections défouloirs où les gens se déterminent sur un contexte national qui n'a rien à voir avec les enjeux locaux, donnent le pouvoir à des collectivités à majorité d'opposants à la politique nationale qui, sans vergogne, s'empressent de saboter sur le terrain ce qui est décidé à Paris.

En clair, en plein mouvement de décentralisation, les régions et départements « détricotent » toute notre politique. Nous nous évertuons alors à expliquer, à dénoncer, à justifier mais le résultat est bien là : les réformes ne sont pas ressenties sur le terrain et c'est bien là le drame.

Comment l'éviter ? Il y aurait à mon sens une solution : Profitons de la réforme territoriale pour élire lors d'une même élection les députés et les conseillers territoriaux.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la cohérence que nous avons obtenue en évitant la cohabitation au niveau central, nous pourrions faire de même localement.

Le Président, les députés, les conseillers territoriaux élus ensemble pour une même durée de mandat permettraient de mettre fin à cette calamiteuse cohabitation verticale et ainsi de retrouver une cohérence dans une même politique décidée au niveau national et déclinée au niveau local tout en préservant naturellement de possibles alternances.

Cela aurait aussi bien d'autres vertus : l'abstention serait moindre, le politique gagnerait en crédibilité, le coût des élections rassemblées serait bien moindre pour le contribuable.

 

Je livre donc à l'assemblée cette idée simple qui m'apparaît assez évidente, peut être fera t elle son chemin ?...

 

Pour 2010, les chantiers, vous le savez, seront nombreux et nous aurons besoin de votre précieux concours.

 

Les réformes vont se succéder pour que l'intégralité du programme présidentiel de 2007 soit tenue.

Le programme, tout le programme mais rien que le programme... !

Sur le plan électoral, nous serons dans peu de temps confrontés aux élections régionales des 14 et 21 mars prochains pour lesquelles le parti socialiste affirme vouloir réaliser ce qu'ils appellent le grand chelem : gagner toutes les régions de France !

Le voulez-vous ? Evidemment non.

Alors comme nous ne sommes pas venus ce soir pour entendre des lamentations ou des renoncements, nous allons nous ressaisir, faire passer les bonnes informations, nous mobiliser et bousculer nos adversaires qui sont toujours en panne d'idées et qui n'espèrent que de ramasser, que de cueillir le pouvoir lorsqu'ils auront détruit le moral des français.

Quelle belle ambition que d'espérer une France dépressive, malade !

Il ne faut pas tomber dans ce piège, ce serait une erreur fatale.

 

 

C'est le vœu que je forme pour 2010 en souhaitant à chacune et chacun d'entre vous, à vos familles et vos proches, du bonheur, de la santé et tout le tonus nécessaire pour accélérer !

Vous savez quel est le secret pour gagner une course ?

Il faut courir à fond dés le début et,... à la fin.... accélérer !

C'est exactement ce que nous allons faire.

Amitiés à tous.

 

14 janvier 2010

Jean-Paul GARRAUD

Député de la Gironde, Vice-président de l'UMP

 


 

logo-sudouestPOLITIQUE. Le député J.-P. Garraud a présenté ses voeux en présence d'Alain Juppé 

 

L'UMP sort la grosse artillerie

«Il faut courir à fond dès le début et, à la fin accélérer ! » C'est le message adressé aux militants et sympathisants de l'UMP, jeudi soir à la salle des fêtes, par le député Jean-Paul Garraud qui présentait ses voeux en présence d'Alain Juppé, du sénateur Gérard César, du secrétaire fédéral Nicolas Florian et du délégué de circonscription, Rodolphe Guyot.

 

« Mieux que les autres »

voeux2010Un député candidat aux régionales, remonté comme une pendule, qui au terme d'un discours fleuve destiné à « rétablir la vérité des chiffres face à la désinformation de la gauche », a appelé la salle - près de 500 personnes, il a fallu rajouter des chaises - à « se mobiliser et à bousculer les adversaires en panne d'idées ». « Avec leurs mensonges, leur catastrophisme, ces oiseaux de malheur créent un climat délétère pour récupérer le pouvoir quand tout ira mal, quand ils auront détruit le moral des Français », a-t-il lancé à leur adresse.

Comme Gérard César avant lui et le maire de Bordeaux juste après, le député a voulu faire la démonstration que le pays, en dépit du déficit, de la dette et du chômage, « se sortait de la crise, un peu mieux que les autres ». « Parce que les bonnes décisions ont été prises au bon moment », affirmait-il. Qu'il s'agisse du sauvetage des banques « qui remboursent les prêts et payent des intérêts alors qu'aucun Français n'a perdu ses économies ». Du soutien à des secteurs clefs comme l'automobile, les PME, le commerce et l'artisanat ; du RSA ; du refus d'augmenter les impôts ou du bouclier fiscal.

Revenant sur la suppression de la taxe professionnelle « qui rendra les entreprises plus compétitives sur le plan international », il vantait les mérites de la contribution économique territoriale, qui, après le coup de gueule d'Alain Juppé, « ne lésera pas les recettes des collectivités, maintiendra le lien des entreprises avec le territoire, et bénéficiera d'éventuels ajustements en raison de la clause de revoyure prévue ».

La bataille n'est pas perdue

Quant à la réforme territoriale qui « mettra fin au gâchis du mille feuilles », on entend tout et son contraire sur un projet qui n'a pas encore abouti », explique-t-il.

Le député y voit, lui, deux piliers : le pilier communal avec des compétences générales pour la commune et l'intercommunalité, et le pilier territorial, avec des compétences spécialisées pour la Région et le Département représentés par un conseiller territorial.

Et pour éviter d'avoir à vivre une cohabitation verticale, par analogie à la cohabitation horizontale (un président et une majorité législative d'une couleur politique différente), Jean-Paul Garraud propose d'élire, lors d'une même élection, les députés et les conseillers territoriaux. « Parce que localement les élus sabotent le travail réalisé au niveau national, que les régions et les départements détricotent la politique nationale. » Le député est bien entendu revenu sur le projet de communauté d'agglomération du Libournais. Pour préciser qu'il y est tout à fait favorable, comme en témoigne son programme aux dernières élections municipales, « mais pas maintenant, pas avant la mise en place de la réforme territoriale ».

Alain Juppé devait dénoncer pour sa part « l'arrogance des socialistes qui veulent réaliser le grand chelem aux régionales » et appeler lui aussi à la mobilisation. « Parce qu'Alain Rousset n'est pas indéboulonnable. Parce que la Région peut mieux faire, notamment en matière de recherche et de tourisme. Parce que nous avons une bonne tête de liste (Xavier Darcos), avec de bons candidats et qu'une bataille n'est jamais perdue d'avance. »

Auteur : jean-françois harribey

 
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